Korn a la Rockhal

Korn a envoyé du très lourd à la Rockhal

ESCH-BELVAL - Rescapé des années 90, le groupe californien de nu metal a été fidèle à sa réputation, hier soir, à la Rockhal.

À la Rockhal, ils étaient 3 000 spectateurs, hier soir, des vieux de la vieille et des jeunots, un public majoritairement mâle, bien rangé dans le box, pour accueillir Korn. Un calme tout relatif et qui n’aura été que de courte durée.

À 21 h 30, un grondement distordu a annoncé la tempête. Ray Luzier a pris sa place derrière les fûts, rejoint par le reste de la bande. Et la tension s’est écroulée d’un coup, sur les premières notes du classique «Twist», entraînant dans sa suite une marée de spectateurs doigts levés. Les Californiens ont opéré des pèlerinages dans le passé en rejouant leurs incontournables pour revenir dans le présent avec des morceaux de leur dernier album «The paradigm shift». Comparé à l’incursion dubstep du précédent, mis de côté pour ce concert, le dernier album a un bon goût vieille école mâtiné de clavier dispensé par Zac Baird.

Korn a gardé la pêche. La scénographie fait l’économie de moyens avec un jeu de lumière bien placé. Ce qui laisse place à la prestation. Jonathan Davis arpente la scène l’air de ne pas y toucher, menant le jeu d’une voix parfois coassante. Un double jeu de guitares acérées est servi par James «Munky» Schaeffer et Brian «Head» Welch, de retour dans la famille depuis le dernier album. Et Reginald «Fieldy» Arvizu sert une double ration de basses appuyée.

Pour le même prix, il y ont rajouté une reprise des Pink Floyd, «Another brick in the wall». Un set propre, féroce et rafraîchissant.

Article : Séverine Goffin - Source : http://www.lessentiel.lu

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